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Base de connaissance
Pourquoi utiliser un flash de studio plutôt qu'une lumière continue ?
Temps d'exposition
Ouverture de diaphragme (f-stop)
Sensibilité (ISO)
Watt et Watt-seconde
Nombre guide
Système ‘slave’
Déclencheur … radio ou infrarouge ?

Pourquoi utiliser un flash de studio plutôt qu'une lumière continue ?

A première vue, les sources de lumière continue (Halogène, etc.) semblent plus simples et moins onéreuses à utiliser qu'un système de flash … Mais en réalité la lumière continue pose un grand nombre de problèmes qui expliquent pourquoi elle n'est pas utilisée par les photographes de studio.

Exposition

La première différence entre un flash et un éclairage continu réside dans le fait qu'un flash produit une très forte lumière pendant un très bref instant uniquement : les éclairs de flash durent entre 1/500 et 1/5000 seconde. Le sujet n'est donc éclairé qu'un très court moment, ce qui fige son mouvement. La durée d'exposition n'a donc plus vraiment d'importance.

Une lumière continue ne fige pas le mouvement car elle nécessite un temps d'exposition plus important. Pour palier a ce problème le photographe a plusieurs choix :

  • Utiliser un trépied : C'est peu pratique et le modèle doit être immobile

  • Monter en ISO : Augmenter la sensibilité du capteur augmente aussi le bruit

  • Ouvrir le diaphragme : Ce qui réduit le champ de netteté de l'appareil

Tous ceci réduit la qualité globale de l'image : en terme de bruit, de piqué et de souplesse d'utilisation.

Lumière ambiante

La puissance d'un éclair de flash est démesurément plus importante que celle d'une lumière continue (voir plus bas). Ce qui permet de travailler dans des conditions décentes et n'oblige pas à faire le noir absolu comme avec des sources de lumière continue.

Veillez tout de même à ne pas négliger la lumière du soleil qui est bien plus puissante qu'un éclairage artificiel.

En utilisant un flash, on peut alors choisir réellement l'ouverture de son diaphragme (de f/1 à f/40).

Fatigue des modèles

Lorsqu'on utilise de la lumière continue, il est très important de stabiliser son appareil mais aussi de demander au(x) modèle(s) de ne pas bouger, ce qui est finalement très fatigant.

Une autre fatigue, la fatigue oculaire, arrive rapidement à force d'avoir braqué sur soi plusieurs centaines de watt d'éclairage en permanence.

Enfin les lumière continues produisent beaucoup de chaleur, ce qui n'est un avantage que lorsqu'on fait une séance de nu en hiver.

Consommation, température de couleur

Une lumière continue est très gourmande en électricité puisqu'elle fonctionne en permanence (ce qui a un coût) et qui use très rapidement les ampoules. Un lumière continue avec ampoule à incandescence produit une température de couleur de 2500°K, une ampoule halogène 3400°K, un éclair de flash autour de 5600°K.

Ces chiffres ont plusieurs impacts sur la performance de l'éclairage, ces températures sont une moyenne du spectre couvert par la lumière créée. En dessous de 1000°K la lumière produit est appelée infrarouge, parfaitement invisible, elle ne produit que de la chaleur. C'est pourquoi, pour la même quantité d'énergie, un éclair de flash produit moins de chaleur qu'une ampoule halogène, qui elle-même produit moins de chaleur qu'une ampoule à incandescence.

En regardant dans l'autre sens : Pour la même puissance, un éclair de flash produit plus de lumière visible qu'une ampoule halogène.

Les capteurs des appareils photo numériques sont extrêmement sensibles à la lumière bleue. Or la température de couleur des ampoules halogène est basse et leur spectre contient peu de bleu. A l'inverse la lumière des néons domestiques ne contient presque pas de rouge. Le spectre des éclairs de flash est le plus proche de la lumière blanche (5400°K) et permet aux capteurs numériques de recevoir une quantité d'information suffisante pour ne pas voir apparaître de bruit sur le bleu.

Finesse de réglage

Il arrive souvent qu'on n'ait pas besoin d'utiliser son éclairage à pleine puissance. Lorsqu'on réduit la quantité d'énergie d'un éclair de flash, l'éclair va produire une lumière moins puissante mais sur le même spectre lumineux. Lorsqu'on réduit la puissance d'une ampoule halogène, son spectre réduit aussi et la lumière produite est plus rouge, ce qui n'est pas forcément voulu. Il faut donc éloigner la source de lumière continue plutôt que diminuer sa puissance.

Accessoires

Les accessoires pour éclairages continus, du fait de la chaleur dégagée, doivent être ignifugés. Les boites à lumière doivent être ventilées. Ces modèles sont évidemment plus coûteux.

Il n'est donc pas possible de comparer un éclairage continu avec un éclairage par flash, la pire des erreurs est de se dire qu'un flash de 200ws éclaire aussi bien qu'une ampoule halogène de 200w. Il n'est pas envisageable de pouvoir contrôler la lumière parfaitement avec un éclairage continu.

L'éclairage continu a cependant un intérêt évident lorsqu'on fait de la vidéo.


Temps d'exposition

La photographie argentique ou numérique fonctionnent sur le même principe : un capteur enregistre l'intensité lumineuse projetée par une scène. Cette intensité s'accumule sur le capteur avec le temps.

La même scène capturée pendant une seconde apparaîtra plus claire que la même scène capturée pendant 0.5 seconde.

La différence c'est que plus le temps est grand, plus la scène peut se modifier, et la photographie devenir floue.

Ouverture de diaphragme (f-stop)

Une autre possibilité pour jouer sur la luminosité de la scène est de modifier l'ouverture du diaphragme de l'appareil. Ce diaphragme fonctionne comme l'iris de l'œil qui se contracte quand il y a trop de lumière ou qui s'ouvre quand il fait sombre.

L'ouverture du diaphragme est le seul facteur qui modifie l'importance de la zone de netteté. Plus le diaphragme est fermé plus cette zone est grande. La plupart des lentilles ont un piqué optimal à 2 ou 3 f-stop de l'ouverture maximale.

Cette ouverture est exprimée en f-stop selon une formule très simple :

f-stop = diamètre d'ouverture du diaphragme / longueur de la focale de la lentille

Si on trouve ¼ de f-stop, on écrit f4.

Sensibilité (ISO)

Un autre moyen d'augmenter la luminosité d'une scène est d'augmenter la sensibilité de son capteur.

Sur les capteurs numériques il s'agit d'une multiplication. Or le bruit parasite est enregistré avant cette multiplication. Donc en augmentant la sensibilité du capteur, on augmente aussi le bruit.

Au-dessus de 200 ISO le bruit est souvent gênant.

Watt et Watt-seconde

La première chose à savoir concernant les unités watt-seconde et watt, c'est qu'il s'agit d'une unité mesurant une quantité d'énergie électrique et non lumineuse. La transformation de l'énergie électrique en énergie lumineuse se fait en général avec une perte considérable.

La puissance électrique d'un flash s'exprime en watt-seconde (ws).

La puissance électrique d'une lumière continue s'exprime en watt (w).

Un flash stocke de l'énergie pour la libérer dans un très faible laps de temps. Pour pouvoir comparer un flash et une lampe continue, il faut donc diviser la puissance du flash par le temps de l'éclair ou multiplier ce temps par la puissance de la lumière continue :

Si une lampe halogène à une puissance de 500w, pendant le temps d'un éclair de flash (par exemple 1/500 seconde) elle produira 1w alors qu'un flash de 200ws, libérera 200w.

La quantité d'énergie produite entre un flash et une lumière continue n'est donc pas comparable. Voici un tableau qui permet de bien visualiser ce rapport :

Energie nécessaire pour résultat équivalent
Flash (ws) Continue (w) 1/30 sec. Continue (w) 1/60 sec. Continue (w) 1/125 sec. Continue (w) 1/250 sec.
30 900 1 800 3 750 7 500
500 15 000 30 000 62 500 125 000
1000 30 000 60 000 125 000 250 000
2000 60 000 120 000 250 000 500 000

Nombre guide

Si la puissance électrique de deux appareils est la même, ce n'est pas pour autant qu'ils produisent la même quantité de lumière. Le nombre guide (guide number ou GN) est censé décrire la puissance effective d'un flash.

Le nombre guide est exprimé en distance. Attention, il peut être exprimé en mètres comme en pieds chez nos amis anglo-saxons.

Le nombre guide permet de calculer l'ouverture du diaphragme optimale en fonction de la distance entre le flash et le sujet. Il suffit d'applique cette formule :

f-stop = nombre guide / distance flash-sujet

Ainsi si vous placez le flash à un mètre du sujet, le nombre guide vous donne directement le f-stop à utiliser (Il faut noter que la plupart des flashs ont une puissance réglable, et que la lumière qui sort du flash est atténuée par les boites à lumière ou ombrelles).

Système ‘slave’

Le système ‘slave' permet à plusieurs flashs de communiquer entre eux afin de synchroniser leur déclenchement sans connecter tous les flashs à l'appareil photo. Le flash connecté envoie une impulsion aux autres flashs qui serviront eux-mêmes de relais aux flashs qui n'auraient pas reçu le signal initial.

Ce moyen de communication est standardisé, ce qui fait que des flashs de marques différentes peuvent communiquer entre eux.

Déclencheur … radio ou infrarouge ?

Si les déclencheurs infrarouges semblent être plus abordables que les déclencheurs radio c'est qu'il y a une bonne raison. En effet les diodes émettrices infrarouges émettent dans un angle très précis. En général les déclencheurs émettent vers l'avant mais il se peut qu'on place les flashs derrière l'appareil photo, et dans ces cas là, le déclencheur ne sera pas effectif.

De plus, les déclencheurs infrarouges peuvent être perturbés par des objets anodins comme des télécommandes, des téléphones cellulaires ou des microphones sans fil.

Les déclencheurs radio, s'ils sont plus cher pallient ces défauts :

•  Le déclencheur envoie des ondes radio à 360°

•  Le signal envoyé est codé et unique entre l'émetteur et le récepteur, évitant toute interférence

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